Un peu d’histoire

Le syndicalisme fait partie du patrimoine vivant de l’humanité et de la démocratie. Fait social devenu universel, il a d’abord émergé en Europe avec la révolution industrielle, et y est resté depuis profondément enraciné.

Jusqu’en 1883 date à laquelle les syndicats sont enfin autorisés les camarades se battaient dans l’ombre. On risquait la prison et quand une manifestation était organisée c’était l’armée qui se dressait en face des militants. Et trop souvent les morts parmi les militants ouvriers se comptaient par centaines.

Rappelons-nous qu’en 1871 c’est l’ensemble du mouvement ouvrier qui a été fusillé lors de la Commune et que le mouvement ouvrier a dû repartir de zéro avant d’arriver à ce 23 septembre 1895 à Limoges où allait s’ouvrir le congrès fondateur de la CGT.

Comment, en évoquant les débuts de la CGT ne pas évoquer la mémoire de Fernand Pelloutier qui présidait les bourses du travail et qui défendait l’idée qu’il ne pouvait pas y avoir d’action revendicative sans éducation des travailleurs. Il a et cette phrase remarquable :

“Il faut apprendre à la classe ouvrière la science de son malheur.”

Fernand Pelloutier

La CGT agit pour que prévalent dans la société les idéaux de liberté, d’égalité, de justice, de laïcité, de fraternité et de solidarité.

Elle se bat pour que ces idéaux se traduisent dans des garanties individuelles et collectives : le droit à la formation, à l’emploi, à la protection sociale, les moyens de vivre dignement au travail, dans la famille et dans la collectivité, la liberté d’opinion et d’expression, d’action syndicale, de grève et d’intervention dans la vie sociale et économique, à l’entreprise comme dans la société.

Elle agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions.

Elle agit pour promouvoir l’égalité entres les femmes et les hommes, les libertés et les droits syndicaux, le plein exercice de la citoyenneté, la défense de l’environnement, pour la paix et le désarmement, pour les droits de l’homme et le rapprochement des peuples.

Quelques Grandes Victoires de la CGT

1936 : des augmentations de salaires de 7 à 15 %, la création des délégués d’atelier, la création des conventions collectives, la semaine de 40 heures et les 15 premiers jours de congés payés.

1945, après la libération : les nationalisations, les Comités d’Entreprises, la Sécurité Sociale.

1968 : les accords de Grenelle qui aboutissent à une augmentation de 35% du SMIG et de 10% en moyenne pour les autres salaires et la création de la section syndicale d’entreprise.

La CGT du Centre Hospitalier de Montfavet

“Septembre 1905, des contestations faisaient jour dans l’asile “Mondevergues les Roses”, accompagnés d’une recherche d’identé dans le travail.

108 employés vont créer leur première association (94 hommes, 14 femmes). S’il s’agit bien d’une association amicale et philanthropique, le souci de ces hommes et de ces femmes prend appui sur l’expérience du mouvement syndical qui se développe en France. Nous sommes en 1905, le droit syndical est reconnu depuis 1884 par la loi, la CGT s’est constituée en 1895.

Cette association s’est dissolue en avril 1906. Dès le moi de mai 1906 sera créé le syndicat des employés et employées réunis de l’asile des aliénés de Mondevergues dont les statuts seront déposés le 20 août 1906.”

Tiré de “Mondevergues les Roses”
par André Castelli aux comité des œuvres sociales du personnel du centre hospitalier spécialisé de Montfavet.

Pourquoi Choisir la CGT ?

La CGT demeure la seule force d’entrainement des luttes, alors que la CFDT prône le “réalisme social”, FO “l’indépendance” et la CGC “le corporatisme”.

Confrontées au chacun pour soi, à la casse de l’industrie, au chômage de masse, la CGT doit continuer à se réinventer.

Les militants d’aujourd’hui, forts de cette histoire, doivent continuer de forger avec les salariés l’outil syndical dont ils ont besoin pour préserver, maintenir, créer de nouveauw droits individuels et collectif qui pourront perdurer et bénéficier aux générations futures.